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CHAPITRE XVI.
De la Fécule pure.
Les fucs des végétaux élaborés dans leurs vaif-feaux s’épai Aident & fe déponent peu-à-peu àla furface de leurs fibres pour leur nutrition &leur accroiffement, ou s’accumulent fous uneforme plus ou moins folide dans Içs différensorganes qui les compofent. Après avoir parlé desparties fluides de ces êtres organiques , il eft né-ceflaire d’examiner la fubflance qui fait le tifîude leurs folides. Il s’en faut encore de beaucoupqu’on connoiflfe la nature de toutes les matièresfolides qui compofent le tifiu des organes d.svégétaux ; cependant les connoifîances acquifesfur cet objet fembîent annoncer que ces organes,traités parles procédés que nous allons décrire,fe réduifent en une fubflance sèche, pulvéru-lente , infipide, blanche , grife ,ou de différentescouleurs, indiffoluble dans l’eau froide , &comme terreufe , que l’on appelle fécule.
Pour obtenir cette fubflance , on réduit uneracine, une tige, une feuille, ou une femenceen pulpe par l’a&ion du pilon. Lorfque ces par-ties font fucculentes , on peut les traiter par ce