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Le camphre eft un des plus puiflans remèdesque pofsède la médecine. Appliqué fur les tu-meurs inflammatoires, il les diflipe en peu detemps. On l’emploie comme antifpafmodique &antifeptique dans les maladies contagieufes, dansla fièvre maligne, & dans toutes les maladiesaccompagnées en général d’afFeélions nerveufes3c de putridité. En France on ne l’admtniftreguère qu’à la dofe de quelques grains ; en Alle-magne & en Angleterre ou en poufie la dofe juf-qu’à plufieursgros par jour. Il efl encore impor-tant de favoir que le camphre calme les ardeurs& les douleurs des voies urinaires, fouventcomme par enchantement. On le donne trituréavec le jaune d’œufs, le fucre, les gommes, oudans l’état d’huile de camphre , & on le fait tou-jours entrer dans quelques boifîons appropriées.Les chirurgiens emploient l’eau - de - vie cam-phrée , dont nous donnerons par la fuite la com-pofition, dans les gangrènes externes; cette li-queur en arrête fouvent & en borne les progrès-
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