d’Hist. Nat. et de Chimie; 137le gaz acide fluorique. Si l’on ajoute de l’eau dansces diffolutions, elles fe troublent, le camphres’en fépare en flocons qui viennent nager à lafurface , & qui n’ont point éprouvé d’altération.Les alcalis, les fubftances falino-terreufes &les matières métalliques précipitent auffi cesdiflolutions. *
Les fels neutres n’ont aucune- a&ion fur lecamphre. On ne connoît pas celle du foufre &des bitumes fur cette fubftance , quoiqu’il foitvraifemblable qu’elles font fufceptibles de s’y,unir.
Les huiles fixes & volatiles diffolvent le cam-phre à l’aide de la chaleur. Ces diffolutions re-froidies dépofent peu-à-peu des criftaux en végé-tation, femblables à ceux qui fe forment dans lesdiffolutions de muriate ammoniacal, c’eft-à-dire,compofés d’une côte moyenne à laque'le fontadhérens des filets très-fins, & placés horifon-talemenr. Ges efpèces de barbes de p’umts, vuesà la loupe, font très-régulières &. présentent uaafpeéfc très-agréable. Cette jolie obfervation eftencore due à Romieu ( Académie , ij56, p. 4 48 ).La diffolution de camphre dans l’alcohol, beau-coup plus connue & plus employée que la pré-cédente^ préfenté à cetobfervateurune criftalli-fation un peu differente qu’il a obtenue par unprocédé particulier.