IoS E L £ M E N S
mère du fucre qui s’écoule par le trou deÿformes, & cft reçue dans de nouveaux pots. Onla nomme firop Jîn t parce qu’elle efl plus pureque le premier. On remet une fécondé couched’argile lorfque la première efl sèche, on laidel’eau fe filtrer une fécondé fois ; & lorfque^cette terre efl: épuifée d’eau, on porte les painsdans une étuve pour les faire fécher. Au boutde huit à dix jours on caffe ces pains , & onenvoie les différentes caffonnades qu’ils fer-ment , en Europe, où on les raffine pour enformer les fucres de diverfes qualités.
Le travail des raffineries confifte à faire bouil-lir le fucre dans de l’eau de chaux, avecdu fang de bœuf, à enlever les écumes deuxou trois fois , à filtrer cette liqueur & à lacoulèur dans des formes pour la faire prendreen pains. On terre enfuite les pains avec unecouche d’argile délayée , on les laiffe filtrer.On recommence cette efpèce de filtration àl’aide de l’argile délayée jufqu’à ce que le fucrefbit affez blanc ; on porte les pains dans uneétuve, & au bout de huit jours on les enve-loppe de papiers & de ficelles pour les envoyerdans le commerce. Les firops qui ne peuventplus fe criftallifer fe vendent fous le nom demélûffc.
. Tous les chimifies ont penfé que ces différ