b’Hist. Nat. et df. Chimie. ioïchimifte , à qui font dues ces expériences, a ob-fervé que l’acide pyro-ligneux, féparé par l’acidefulfurique , a perdu fon odeur empyreumatique,mais acquis celle de l’ail.
MM. les chimiftes de Dijon ont employépour obtenir cet acide, le bois de hêtre, qu’ilsont diflillé & dont ils ont re&ifié le produitliquide ; 55 onces de ce bois bien fec en cou.peaux, leur ont donné 17 onces d’acide re&ifié,de couleur ambrée , fans mélange d’huile , &dont la pefanteur étoit à celle de l’eau diftillée: : 49 : 48 ; il a fallu 1 3 ~ onces d’eau de chauxpour faturer une once de cet acide. Chauffédoucement il s’élève en vapeur; une forte cha-_leur le décompofe ainfi que tous les autres aci»des végétaux. On ne peut pas l’obtenir fous uneforme concrète.
Il fe combine avec les bafes terreufes &alcalines, &c il forme des fels particu’iers , quenous nommons pyro-lignites d’alumine, debaryte , de magnéfie, de chaux , de potaffe , defoude & d’ammoniaque. O.i n’.a point encoreexaminé ces fels avec allez de foin, peur qu’ilnous foit poffible d’en tracer ici l’hiftoire. M.Eloy Bourf eri de Clervaux a communiqué aucours de chimie de Dijon des expériences pro-
4
près 'à déterminer quelques-une des attrapionséleftives de l’acide pyro-ligneux. Les terre
G iij