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d*Hist. Nat. et de Chimie.' i$pour cela que les anciens chimiftes avoientdonné à ces plantes le nom de plantes animales ;mais Rouelle le jeune a fait voir que ce i'el n’yeft pas tout formé, & que c’eftla reaûion desprincipes de ces plantes, opérée par le feu , quile produit. M. Baumé a prétendu que le principevolatil des crucifères n’étoit que du foufre. L’am-moniaque qu’on obtient de ces plantes provientde l’hydrogène de l’huile uni à l’azote que cesvégétaux contiennent , comme l’a prouvé M.Berthollet.
Les naturaliftes ont eu différentes opinionsfur les fels minéraux que l’on trouve dans lesplantes. Les uns ont penfé que ces fels étoientchariés de l’intérieur de la terre par l’eau, &cpaffoient ainfi fans altération dans les végétaux.D 'autres ont cru que la végétation formoit lesfubftances falines. 11 eft certain que deux plantestrès-différentes ,comme la bourrache & la mille-feuille , croiffant dans le même terrein, fournif-fent chacune le fel qui leur eft propre; c’eft-à-dire,la bourrache de vrai nitre, & la mille-feuille dufulfate de potaffe. Une feule expérience dont onparle beaucoup, Se qui n’a point été faite avecl’exaûitude convenable , pourroit décider cettequeftion;ce f;roit de faire croî:re dans une terrebien lefîivée des plan es qui donnent une efpècede fel comme du nitre, & de les arrofer avec del’eau chargée de muriate de feude ou d’un autre