T R O U S S E-G A L A N T. 265ments doivent être appliqués de deux en deuxheures.
2 0 . Si le malade étoit robufte ik fanguin,que le pouls fut fort dans les commencements,& les douleurs extrêmement violentes, uneou deux baignées, faites d’abord, diminuent laviolence du mal, & donnent plus de loifirpour les autres remedes. J’ai vu les vomifobements finir prefqu’entiérement après la pre-mière baignée.
La furie du mal s’arrête un peu au boutde cinq ou fix heures; mais il ne faut point,pendant ce calme, be relâcher pour les re-medes, car il revient bientôt après avec beau-coup de force, & ce retour ne change rienau traitement.
3°. Ordinairement le bain tiede foulage pen-dant qu’on eft dedans; mais les douleurs re-viennent fouvent bientôt après qu’on en eftforti, ce qui n’eft point une raibon pour lenégliger ; d’autant plus que quelquefois il pro-cure un (bulagement plus long. On doit ytenir le malade long-temps, & profiter dece temps pour lui faire prendre bept ou huitverres du remede N°. 32., ce qui m’a très-bien réuffi. Les vomifTements s'arrêtèrent, &au bortir du bain le malade eut plufieurs bellesprodigieubes , qui diminuèrent confidérable-ment la force du mal.
4°' Si, l’on be luiflè effrayer par la quan-tité des évacuations, & qu’on veuille les ar-rêter trop tôt, par de la thériaque, de l’eaude menthe, du firop de pavot blanc, de l’o-pium, du mithridate ; il arrive de deux choies
Tome I. M