i 6 2 Miséréré.avant la mort, les douleurs paroiffent fe cal-mer , il furvient une évacuation prodigieutèpar les Telles , de matières extrêmement fé-tides, le malade prend des foibleffes, tombedans une lueur froide, & meurt.
§ 310. C’eft cette maladie que le peupleattribue à ce que les boyaux font noués, &dans laquelle il fait avaler des baies, ou degreffes quantités de mercure. Ce nœud desinteftins eft une chimere impoffible ; commentfe noueroient-ils, puifque l’une de leurs ex-trémités eft continue à l’eftomac, & l’autreindiffolublement liée à la peau des Telles. Maiscette maladie dépend d’un grand nombre decaufes qu’on a découvertes , en ouvrant lescadavres de ceux qui en font morts ; fageméthode, extrêmement propre à enrichir &à perfectionner la médecine , qu’il ferait àpropos qu’on pratiquât plus généralement, Scdont bien-loin de fe faire une peine, on de-vrait fe faire un devoir, parce que c’en eftun , que de contribuer à perfectionner unefcience à laquelle le bonheur des hommes eftattaché. Je ne détaillerai point ces caufes, maisquelles qu’elles foient, l’ufage cl’avaler des ba-ies eft toujours pernicieux , & celui d’ava-ler du mercure l’eft fouvent ; l’un & l’autrede ces remedes peuvent aggraver la mala-die , & mettre un obftacle infurmontable àla guérifon.
Il y a un miféréré , qui eft un accidentdes hernies dont je parlerai ailleurs.