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Tome Premier (1770)
Entstehung
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253
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Coliques. 155

Quelquefois les matières nuifent moins parleur quantité , que par leur qualité ; alors lemal fe diffipe fans évacuation, quand cette ma-tière irritante eft noyée dans beaucoup deau.Si les douleurs commencent par leffomac ,elles deviennent moins vives, & le maladeeft moins angoiffé, dès que les matières ontpaffé dans les boyaux , qui font moins fen-fibles.

Après les évacuations abondantes & la cefifation des douleurs, il refte fouvent à la bou-.che, un goût dœufs pourris, quon diffipe endonnant quelques prifes de la poudre N°. 24.,& beaucoup deau fraîche.

Leffentiel, ceft de ne prendre aucune nour-riture , quon ne foit parfaitement bien.

§ 307. Lon a la fureur de donner da-bord de la confeéfion, de la thériaque, deleau danis , de celle de genievre, du vinrouge , pour arrêter les évacuations ; mais ilny a pas de pratique plus funefte ; ces éva-cuations font la feule chofe qui peut guérirle malade; les arrêter, cefl: ôter la plan-che à celui qui fe noie ; & fi lon réuffit,on le jette dans quelques fievres putrides, oudans quelque maladie de langueur ; à moinsque la nature , plus fage , ne fùrmonte lesobftacles quon lui oppote, & ne renouvelleles évacuations, au bout de quelques jours.

§ 308. Quelquefois , lon a une indigef-tion, fans douleurs de colique bien fenfible,mais avec de violents efforts pour vomir ,une angoiffé inexprimable , des défaillances,des fueurs froides ; fouvent même le mal ne