i<ji Coliques.ment pris à la fois, ou par des amas faitsà la longue, chez les perfonnes qui ne digè-rent pas parfaitement, ou par des mélangesnuifibles, comme des aigres & du lait, oupar des aliments mal fains en eux-mêmes,ou mal conditionnés.
On connoît cette efpece, par ce qui a pré-cédé , par des douleurs qui font accompa-gnées de beaucoup de mal-aife , qui vien-nent peu-à-peu, qui ne font pas aulîi fixes quedans les efpeces précédentes, qui font fans fiè-vre , fans chaleur, fans altération, mais accom-pagnées de tournoiements de tête, d’effortspour vomir, de pâleur plutôt que de rougeur.
§ 306. Elles ne font jamais dangereufes, àmoins qu’on ne les rende telles par des foinsmal entendus ; il n’y a qu’une feule chofe àfaire, c’eff d’aider les évacuations par beau-coup de boiffon tiede ; il y en a plufieurs éga-lement bonnes, comme l’eau tiede ou pure,ou un peu fticrée, ou lin peu falée , du théde camomille peu chargé , celui de fiureau ,du thé ordinaire , de la méliffe , il importepeu quelles, pourvu qu’on boive beaucoup.Alors les matières s’évacuent, ou par les vo-miffements ; ou par une diarrhée abondante ;& plus ces évacuations font promptes &c co-pieufes, plutôt le malade eft foulagé.
Si le ventre eft fort rempli, & qu’il ne fefaffe pas de débouchement, il faut donnerdes lavements avec de l’eau tiede & du fel.
L’on aide auffi le dégagement des matiè-res, en faifant frotter fortement le ventre avecdes linges chauds.