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Tome Premier (1770)
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252
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i<ji Coliques.ment pris à la fois, ou par des amas faitsà la longue, chez les perfonnes qui ne digè-rent pas parfaitement, ou par des mélangesnuifibles, comme des aigres & du lait, oupar des aliments mal fains en eux-mêmes,ou mal conditionnés.

On connoît cette efpece, par ce qui a pré-cédé , par des douleurs qui font accompa-gnées de beaucoup de mal-aife , qui vien-nent peu-à-peu, qui ne font pas aulîi fixes quedans les efpeces précédentes, qui font fans fiè-vre , fans chaleur, fans altération, mais accom-pagnées de tournoiements de tête, deffortspour vomir, de pâleur plutôt que de rougeur.

§ 306. Elles ne font jamais dangereufes, àmoins quon ne les rende telles par des foinsmal entendus ; il ny a quune feule chofe àfaire, ceff daider les évacuations par beau-coup de boiffon tiede ; il y en a plufieurs éga-lement bonnes, comme leau tiede ou pure,ou un peu fticrée, ou lin peu falée , du théde camomille peu chargé , celui de fiureau ,du thé ordinaire , de la méliffe , il importepeu quelles, pourvu quon boive beaucoup.Alors les matières sévacuent, ou par les vo-miffements ; ou par une diarrhée abondante ;& plus ces évacuations font promptes &c co-pieufes, plutôt le malade eft foulagé.

Si le ventre eft fort rempli, & quil ne fefaffe pas de débouchement, il faut donnerdes lavements avec de leau tiede & du fel.

Lon aide auffi le dégagement des matiè-res, en faifant frotter fortement le ventre avecdes linges chauds.