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Tome Premier (1770)
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241
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Fausses. 241

pagnée de beaucoup dinquiétude & doppref-fion. Le malade ne peut pas tenir au lit, ilva &C vient clans la chambre quoique très-abattu , le pouls eft foible & allez vite, lesurines 11e font quelquefois que peu changées ,dautres fois en petite quantité & affez rouges ;il ne touffe pas beaucoup, & ne crache qua-vec peine. Le vilàge eft ordinairement très-rouge & même livide; il ne peut ni veillerni dormir, il a des moments de rêveries,dans dautres lefprit eft libre. Quelquefois,fur-tout chez les vieillards, cet état finit tout-à-coup par un évanouiffement mortel. Dau-tres fois loppreffion & langoiffe augmentent,le malade ne peut refpirer quaffis & avec untravail cruel ; le cerveau sembarraffe tout-à-fait, le pouls eft très-vîte & très-petit; cetétat dure quelques heures & finit aulfi tout-à-coup.

§ 291. Cette maladie eft très-dangereufe ;premièrement, parce quelle attaque des fujetsdont le tempérament na pas de reftôurces;en fécond lieu, parce quelle eft prompte,car on meurt quelquefois dès le troifieme jour,& lon paffe rarement le feptieme, pendantque la caufe du mal demanderait de longsfecours. Dailleurs, sil y a des raifons pouremployer un remede, il y en a fouvent dau-tres qui lempêchent; & tout ce quon peutfaire, fe réduit à ceci.

i°. Si le malade a encore beaucoup devigueur, sil neft pas dun âge trop avancé,fi le pouls a de la dureté, & en même-tempsde la force, fi le temps eft fec, & que le

Tome I. L