2.3 8 P É R I P N E U M O N X E Sil eft affreux de travailler par un vomitif unpoumon enflammé & gorgé de fang, dont lesvaiffeaux crevent par le feul effet de l’expec-toration. Je dois ajouter cependant que cettedifpofition inflammatoire , eft ordinairementde nature à céder aifément ; une ou deux fai-gnées fuflifent pour la difliper, & pour per-mettre d’employer les remedes que la maladieeflentielle exige.
Enfuite on peut repurger au bout de quel-ques jours avec le remede N°. 13. La pou-dre N®. 23. réuflït très-bien comme vomitif.
Si la fievre devient très-forte, il faut don-ner beaucoup de la potion N ü . 10.
Ces maladies font fouvent épidémiques com-me les fievres putrides Amples. 11 y en eutune nombreufe épidémie ici en 1733 , & letraitement que je viens de propofer me réuflïttrès-bien.
Les véflcatoires aux jambes font très-utilesquand l’oppreflïon ne diminue pas après lesévacuations générales. Nous avons vu un re-tour de cette même épidémie au Printempsde 1763, & un plus confidérable au commen-cement de cette année 1766. J’ai donné ail-leurs l’hiffoire de l’un & de l’autre; (a) ainflje ne m’y arrêterai point ici : je dirai feule-ment que dans l’une & l’autre, & fur-toutdans celle de cette année, la complicationd’inflammation a été très-rare, & la faignée
(#) Lettre àM. Zimmennan fur l’épidémie cou-rante, Laufanne, 1765. Seconde Lettre à M. Zim-mennan, fur l’épidémie de 1766, Laufanne.