BILIEUS ES. 137
avec un engorgement de poumon , qui eft,ou fans douleur, alors on l’appelle périp-neumonie putride ou bilieufe, ou avec dou-leur de côté, ( point ) on l’appelle pleuréfie.
§ 2.86. Les lignes, qui diftinguent ces ma-ladies des maladies inflammatoires du memenom , que j’ai décrites Chapitre IV & V ,font un pouls moins dur, moins fort, plusvite , fans qu’il y ait les fymptômes qui lerendent tel môme dans les maladies inflam-matoires. (voyez § 47. & 90.) La boucheeft mauvaife & amere, la chaleur âcre &feche ; le malade a un fentiment de pefan-teur & de mal-aife dans les environs de l’ef-tomac, des naufées ; il a le teint moins rougeque dans les péripneumonies & pleuréfies in-flammatoires , mais un peu jaune ; il a l’airdéfait, les urines reflemblent à celles des fiè-vres putrides, & non point à celles des fiè-vres inflammatoires ; il y a très-fouvent unepetite diarrhée bilieuiè Si très-fétide. La peaueft ordinairement très-fecbe, les crachats fontmoins épais, moins rouges, mais plus jaunesque dans l’efpece inflammatoire.
§ 287. Le traitement eft le même que ce-lui des fievres putrides § 241. S’il y a unpeu d’inflammation, on la détruit par une fai-gnée. Enfuite on donne la tifane d’orge N y . 3.&c des lavements, &c dès qu’il n’y a plus dutout d’inflammation , la potion émétique &purgative N J . 34. Mais l’on ne peut être tropattentif à ne la donner que quand toute dif-pofition inflammatoire eft diflipée; l’employerplutôt, c’eft certainement tuer le malade, &c