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Tome Premier (1770)
Entstehung
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205
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MALIGNE. 2.05

lades, qui ne voient, nentendent, ni ne par-lent. La voix saltere, saffoiblit, quelqueloiselle fe perd entièrement. Quelques-uns ontune douleur fixe dans quelque partie du basventre ; elle dépend dun engorgement, &finit fiouvent par la gangrené ; aufli ce fymp-tôme eft très-fâcheux.

La langue eft quelquefois très-peu chan-gée ; dautres fois chargée dun fédiment dunjaune brun ; plus rarement feche que dans lesautres efpeces de fievre ; quelquefois cepen-dant elle reffemble exaftement à une languelong-temps fumée.

Le ventre refte quelquefois très-mol, dau-tre fois il eft tendu. Le pouls eft foible, quel-quefois allez régulier, toujours plus vite queclans létat naturel, quelquefois même très-vite , &c je lai toujours trouvé tel quand leventre étoit tendu.

La peau 11eft fouvent ni chaude, ni feche,ni humide ; elle fe couvre fouvent de tachespétéchiales, ( ce font de petites taches dunrouge livide) fur-tout au col, autour des épau-les , au dos ; dautres fois ce font de plus gran-des taches brunes, comme après des coupsde bâton.

Les urines font prefque toujours crues, ceft-à-dire, moins colorées quà lordinaire. Jenai vu quon ne pouvoit point, à lœil, dis-tinguer du lait. Il y a quelquefois une diar-rhée noire & fétide, qui eft mortelle fi ellene foulage pas.

Il fe forme chez quelques malades , desulcérés livides dans lintérieur de la bouche