MALIGNE. 2.05
lades, qui ne voient, n’entendent, ni ne par-lent. La voix s’altere, s’affoiblit, quelqueloiselle fe perd entièrement. Quelques-uns ontune douleur fixe dans quelque partie du basventre ; elle dépend d’un engorgement, &finit fiouvent par la gangrené ; aufli ce fymp-tôme eft très-fâcheux.
La langue eft quelquefois très-peu chan-gée ; d’autres fois chargée d’un fédiment d’unjaune brun ; plus rarement feche que dans lesautres efpeces de fievre ; quelquefois cepen-dant elle reffemble exaftement à une languelong-temps fumée.
Le ventre refte quelquefois très-mol, d’au-tre fois il eft tendu. Le pouls eft foible, quel-quefois allez régulier, toujours plus vite queclans l’état naturel, quelquefois même très-vite , &c je l’ai toujours trouvé tel quand leventre étoit tendu.
La peau 11’eft fouvent ni chaude, ni feche,ni humide ; elle fe couvre fouvent de tachespétéchiales, ( ce font de petites taches d’unrouge livide) fur-tout au col, autour des épau-les , au dos ; d’autres fois ce font de plus gran-des taches brunes, comme après des coupsde bâton.
Les urines font prefque toujours crues, c’eft-à-dire, moins colorées qu’à l’ordinaire. J’enai vu qu’on ne pouvoit point, à l’œil, dis-tinguer du lait. Il y a quelquefois une diar-rhée noire & fétide, qui eft mortelle fi ellene foulage pas.
Il fe forme chez quelques malades , desulcérés livides dans l’intérieur de la bouche