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Tome Premier (1770)
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194
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194 Fievre

boire , très-réguliérement, le lait damandesN°. 4., & la tilane N°. 7. Les pauvres peu-vent Te tenir à cette derniere , mais il fauten boire prodigieufement. Après les làignées,lair brais & la quantité de boiffon font le lk-lut du malade.

5 Ù . Si, après les faignées, la fievre con-tinuoit à être très-forte, il faut labattre, endonnant une cuillerée, toutes les heures, dela potion N°. 10. jufquà ce quelle ait dimi-nué, & enfuite de trois en trois heures, juf-quà ce quelle foit très-modérée.

§ 234. Il lurvient fouvent, dans cette ma-ladie , des faignements de nez, qui font très-falutaires.

Les premiers figues damendement font la-molliffement du pouls , qui ne perd cepen-dant tout-à-fait fa dureté que quand la ma-ladie eft entièrement terminée ; la diminu-tion du mal de tête, laugmentation des uri-nes, la diminution dans leur rougeur, un com-mencement dhumidité fur la langue. Tousces figues favorables vont en augmentant; ikentre le neuvième & le quatorzième , il lur-vient ordinairement, fouvent après quelquesheures dorage, des belles beaucoup plus abon-dantes, une grande quantité durine, qui-pofe un lèdiment dun blanc roux, au defiusduquel lurine relie très-claire & dune cou-leur naturelle , & des fueurs plus ou moinsabondantes. En même-temps les narines &la bouche shumeftent ; cette croûte feche&£ brune , qui couvrait la langue , & querien ne pouvoit enlever, fe diffipe delle,-