178 Petite Vérole.b. donner trois fois par jour dans la mati-née, à deux heures de diftance l’un de l’au-tre, trois verres de la tifane N li . 32; c. pur-ger de deux jours l’un avec la potion N°. 23.mais ce jour-là on 11e prendra pas celle N°. 31.2°. Il faut, fi le mal eft violent, donner ,même à double dofe , le remede N ù . 10.3 0 . L’on doit fortir le malade du lit, & letenir levé dans une chambre bien aérée jour& nuit, jufqu’à ce que la fievre ait baillé.Plufieurs personnes s’étonneront de ce con-fieil ; cependant c’eft celui qui m’a paru fou-vent le plus efficace , & fans lequel les au-tres font inutiles. Comment dormira le ma-lade , dira-t-on. 11 n’eft pas néceflaire qu’ildorme à cette époque, au contraire, le fom-meil lui nuirait ; d’ailleurs il ne peut pas dor-mir ; la falivation , qui eft continuelle, l’enempêche , & il eft très-important de l’en-tretenir ; on la facilite en injeâant louventdans- la gorge de l’eau miellée. Il eft auffitrès-utile d’en injeéfer dans les narines, &de les nettoyer fouvent des croûtes qui s’yamaftent. Ces attentions diminuent , non-feulement le mal-aife du malade, mais ellescontribuent même très-efficacement à la gué-riion.
4°. Si le vifage & le col font fort enflés,on met des cataplafmes émollients, à la plantedes pieds ; fi cela ne fuffit pas , l’on y ap-plique des finapifmes ; ce font des emplâ-tres faites avec du levain , de la moutarde ,& du vinaigre. Ils y occafionnent quelque-fois des douleurs excefiives ôt brûlantes, mais