176 Petite Vérole.
Si la fîevre eft légère, les bains de jambesdu premier jour, &c le premier lavement fuf-fifent ; alors on fe contente du régime, & l’onpeut même, au-lieu des tifanes N°. 1. z. 4.,ne donner à l’enfant que du lait coupé avecles deux tiers ou la moitié de thé de lureauou de tilleul, ou même , s’il n’a point dutout de fievre , de méliffe , enfin , s’ils crai-gnent tous ces goûts, avec de l’eau de fon-taine. On peut joindre à cela quelques pom-mes cuites, & s’ils ont faim, quelques tran-ches de pain ; mais il ne leur faut ni viande,ni bouillon à la viande , ni œufs, ni vin ;parce qu’une obfervation réitérée , a prouvéque les enfants, qui avoient pris de ces nour-ritures , étoient plus mal & fe remettoient pluslentement que les autres. L’on peut aufli, àcette époque, leur donner pour toute boitfon du petit-lait, dont j’ai vu fouvent de très-bons effets, ou de la battue (lait de beurre.)Quand la maladie n’eft pas forte, elle fe gué-rit parfaitement fans aucun autre fecours &fans aucun autre remede ; mais il faut tou-jours avoir foin de purger dès que les bou-tons du vifage font en partie fecs, avec leremede N°. 11. , & de réitérer la mêmepurgation fix jours après. Il ne faut accorderde la viande qu’après cette derniere purga-tion; mais, après la première, on peut don-ner des légumes ou jardinages , Si du pain,affez pour que les convalefcents ne fouffrentpas de la faim.
§ 113. Quand la fievre eft forte, le poulsdur, le mal de tête 2>c de reins violent , il