Rhumatisme. 141mal-aile général, plufieurs jours avant quela fievre fe déclare. Le fécond jour, le troi-fieme, quelquefois même le premier, le ma-lade eft faifi, par une douleur violente, dansquelque partie du corps, fur-tout aux articu-lations , qui en empêche abfolument le mou-vement , 6c qui eft bientôt accompagnée dechaleur , de rougeur, de gonflement dansla partie. Le genou eft fouvent la premièrepartie attaquée ; quelquefois tous deux le fontenfemble. 11 arrive fouvent que la fievre di-minue quand la douleur eft fixée ; d’autresfois elle perfifte plufieurs jours , 6c redoubletous les foirs. La douleur diminue au boutde quelques jours dans une partie, 6c en at-taque une autre. Du genou elle va au pied,à la hanche , aux reins, aux épaules, aucoude, au poignet-, à la nuque, 6c fouventdans les parties moyennes. Quelquefois unepartie fe dégage tout-à-fàit, quand l’autre eftattaquée ; d’autres fois plufieurs, 6c même,comme je l’ai vu, toutes les articulations fontattaquées en même-temps, 6c alors l’état dumalade eft affreux ; il n’eft capable d’aucunmouvement, 5: il craint le fecours de tousceux qui voudroient l’aider, parce qu’on nepeut pas le toucher fans le faire fouffrir. Ilne peut pas foutenir le poids des couvertures,qu’on eft obligé d’appuyer fur des cerceaux ;6c le mouvement qu’on imprime au plancher,en marchant dans la chambre, redouble fesdouleurs. Les endroits où elles font ordinai-rement les plus cruelles 6 c les plus opiniâtres ,fpnt les reins, les hanches 6c la nuque.
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