140 R H U M A T. I S M E.differentes perfonnes. L’on s’accoutume à Tesimpreflions, comme à celles de tous les au-tres corps qui agiffent continuellement furnous, 6c l’on parvient à être expofé im-punément à fon ardeur, comme l’on par-vient à foutenir, fans être incommodé, la ri-gueur des plus grands froids. L’homme eft faitpour fûpporter beaucoup plus de chofes' qu’ilne le fait ; Sc il ne connoît prefque jamaisfes forces, chez les nations civilifées, parceque l’éducation qu’il y reçoit, tend toute àles détruire , Sc réuffit toujours dans ce pro-jet. Si l’on veut voir l’homme phyfique toutentier, c’eft chez les nations fauvages qu’ilfaut le chercher, c’eft là feulement où l’onvoit ce que nous pourrions être : nous nepouvons à coup fur que gagner à adopter leuréducation corporelle, Sc il n’eft pas trop dé-montré , que nous perdiffions en faifant lemême troc pour l’éducation morale.
vre, ou fans fievre. Le premier efl une ma-ladie de la même efpece que celles dont j’aiparlé ; une inflammation , qui efl: annoncéepar une fievre violente , avec friffon , cha-leur , pouls dur, mal de tête. L’on fent mêmequelquefois un froid extraordinaire, avec un
CHAPITRE XI.
Du RJiumatifmc.
rhumatifme efl , ou avec fie-