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violent foleil, avec un bonnet très-mince& palTé la nuit fuivante au grand air, fut at-taqué le lendemain d’un très-violent mal detête , avec une fievre ardente , des enviesde vomir, une infomnie cruelle, des angoif-fes très-grandes, avec les yeux rouges & bril-lants. Malgré les fecours les mieux indiquésde plufieurs Médecins, il fut phrénétique dèsle cinquième jour, & mourut le neuvième.. Il coula du pus de fa bouche & de la na-rine & de l’oreille droite, peu d’heures avantfa mort ; & l’on trouva, dans le cadavre,un petit abcès fous le crâne , & tout le cer-veau, aufli-bien que les membranes qui l’en-veloppent , entièrement corrompus.
§ 155. Chez les enfants fort jeunes, quine font jamais expofés fi long-temps à unefi violente ardeur, mais fur lefquels une pe-tite caufe agit, le mal fe manifefte par un a f-foupiffement profond qui dure plufieurs jours,par des rêveries continuelles , mêlées de fu-reur & de frayeur , prefque comme quandils ont eu quelque violente peur ; par desmouvements convulfifs, par des maux de têtequi redoublent par accès & leur font pouf-fer de hauts cris; par des vomifTetnents con-tinuels. J’ai vu des enfants qui, après un coupde foleil, ont confervé long-temps une pe-tite toux.
§ 156. Les vieillards, qui s’expofent fou-vent imprudemment au foleil, ne favent pastout le danger qu’ils courent. On a vu unhomme, qui, le jour libre d’une fievre tierce,fe tint à deffein fort long-temps au foleil,