de Soleil. 135
dangereufes, que le peuple appelle fievres chau-des. L’on en voit plufieurs toutes les années.
§ 154. L’effet du foleil eft encore plus dan-gereux , fi l’on y eft expolë pendant le fom-meil. Deux faucheurs s’endormirent fur un tasde foin, la tête nue; ayant été réveillés parles autres , ils chancelèrent , prononcèrentquelques mots, qui n’avoient point de fens,moururent. Quand l'effet du vin & celuidu foleil fe réunifient, ils tuent très-promp-tement ; & il n’y a pas d’années qu’on netrouve morts, dans les chemins, des pay-fans , qui, étant ivres , vont tomber dansquelques coins où ils périflent par une apo-plexie folaire & vineufe. Ceux qui réchap-pent, confervent, fouvent toute leur vie, desmaux de tête, & même quelque léger dé-rangement dans les idées. J’ai vu qu’aprèsquelques jours de violents maux de tête, lemal fe jettoit fur les paupières, qui reftoientlong-temps rouges & fort tendues, fans qu’onpût les ouvrir. L’on a vu des perfonnes chezlefquelles un coup de foleil occafionnoit undélire continuel fans fievre , & fans qu’ils feplaignirent d’un mal de tête. Quelquefois lagoutte fereine en a été la fuite, & il eft fortcommun de voir des perfonnes, chez lefi-qnelles un long féjour au foleil laiffe une im-preffion dans l’œil qui leur fait appercevoirdifferents corps voltigeants en l’air, & quitroublent la vifion. J’en ai vu des exemplescet été.
Un homme de quarante-deux ans ayantété expofé, pendant plufieurs heures, à un