de Soleil. 133fe brûler, on comprendra tout le danger qu’oncourt, fi la tête eft expofée à une telle cha-leur. Les vaifieaux fe delTechent , le fangs’épaiflit, il fe forme une véritable inflamma-tion , qui , quelquefois, tue en très-peu detemps. C’eft un coup de foleil qui tua Manaf-fés, mari de Judith ; car comme il étoit auprèsde ceux qui Lioient les gerbes aux champs, lachaleur lui donna fur la tête , & il tomba ma-. lade , & il fe mit au lit , & il mourut. Leslignes, qui caraélerifent un coup de foleil,font, le léjour dans un endroit où il donnoitfortement, un violent mal de tête, avec lapeau chaude , extrêmement feche, les yeuxrouges & fecs, ne pouvant ni refier ouverts,ni foutenir la lumière ; quelquefois un mou-vement continuel dans la paupière; du fou-lagement par l’application de quelque liqueurfraîche ; fouvent une impoffibilité de dormir ;d’autres fois un grand affoupiffement, maisaccompagné de reveils violents ; une fievretrès-forte ; un abattement &T un dégoût total ;quelquefois beaucoup d’altération, d’autres foispoint ; la peau du vifage efl: fouvent brûlée.
§ 133. L’on eftexpoféaux coups de foleildans deux failbns de l’année , ou au prin^temps, ou dans les grandes chaleurs, maisils font bien différents dans leurs effets. Auprintemps, les gens de la campagne, les ou-vriers y font peu fujets; ce font les gens dela ville, les perfonnes délicates qui ont.prispeu de mouvement pendant l’hiver, & quiont acquis beaucoup d’humeurs. Si dans ceseirconftances elles vont au foleil, comme il