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Tome Premier (1770)
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Rhumes. ii<{

nie continuent, on peut donner le foir unepilule de ftyrax, ou une prife de thériaque,avec un peu de fureau, en fortant dun bainde pied tiede ; alors ces reinedes, en câl-inant la toux, & en rétabliflàr.t la tranfpi-ration, guériilent fouvent dans une nuit; maisjen ai vu de mauvais effets, quand on lesdonne trop tôt, & il faut toujours, quand onles prend, navoir que très-peu foupé, & quele foupé foit digéré.

§ 131. Il y a un très-grand nombre deremedes vantés pour les rhumes, des tifk-nes de pommes, de réglifle , de figues, deraifins fecs , de bourrache , de lierre terres-tre , de véronique , dhyfope , dorties, &c.Je ne veux rien leur ôter de leur prix; ellespeuvent toutes avoir été utiles, mais malheu-reufement, ceux qui en ont vu réuiîir unedans un cas, la croient la plus excellente detoutes, & ceft une erreur dangereufe, parceque ce neft point fur un feul cas quon doitdécider ; ceft à ceux qui en voient journel-lement un grand nombre, & qui obferventattentivement leffet des différents remedes,à juger de ceux qui conviennent le plus gé-néralement , & ce font ceux que jai indi-qués. Je fais quun thé de queues de cerifes,qui eft une boiffon affez agréable , a guériun rhume fort invétéré.

§ 132. Dans les rhumes de cerveau, desparfums deau chaude toute limple , ou danslaquelle on a mis des fleurs de fureau, ouquelques autres herbes un peu aromatiques,procurent ordinairement un foulagement très-