Rhumes. ii<{
nie continuent, on peut donner le foir unepilule de ftyrax, ou une prife de thériaque,avec un peu de fureau, en fortant d’un bainde pied tiede ; alors ces reinedes, en câl-inant la toux, & en rétabliflàr.t la tranfpi-ration, guériilent fouvent dans une nuit; maisj’en ai vu de mauvais effets, quand on lesdonne trop tôt, & il faut toujours, quand onles prend, n’avoir que très-peu foupé, & quele foupé foit digéré.
§ 131. Il y a un très-grand nombre deremedes vantés pour les rhumes, des tifk-nes de pommes, de réglifle , de figues, deraifins fecs , de bourrache , de lierre terres-tre , de véronique , d’hyfope , d’orties, &c.Je ne veux rien leur ôter de leur prix; ellespeuvent toutes avoir été utiles, mais malheu-reufement, ceux qui en ont vu réuiîir unedans un cas, la croient la plus excellente detoutes, & c’eft là une erreur dangereufe, parceque ce n’eft point fur un feul cas qu’on doitdécider ; c’eft à ceux qui en voient journel-lement un grand nombre, & qui obferventattentivement l’effet des différents remedes,à juger de ceux qui conviennent le plus gé-néralement , & ce font ceux que j’ai indi-qués. Je fais qu’un thé de queues de cerifes,qui eft une boiffon affez agréable , a guériun rhume fort invétéré.
§ 132. Dans les rhumes de cerveau, desparfums d’eau chaude toute limple , ou danslaquelle on a mis des fleurs de fureau, ouquelques autres herbes un peu aromatiques,procurent ordinairement un foulagement très-