ioo Esqüxnàncie.
§ ni. Quelquefois la fievre & fes acci-dents diminuent après la faignée & les au-tres remedes, fans qu’il furvienne d’amende-ment dans la gorge, ni de fignes de fuppu-ration. Dans ces cas il faut infifter principa-lement fur les gargarifmes 8c les vapeurs ; 8cfi l’on peut avoir un Chirurgien un peu adroit,il faut qu’il faffe une fcarification fur les amy-gdales malades. Il en fort une certaine quan-tité de fang, & ce remede foulage très-promp-tement , prefque tous ceux qui l’emploient.
§ 112 . Si l’inflammation ne fe réfout pas,mais qu’il fe forme un abcès, ce qui arriveprefque toujours fi l’on a négligé les commen-cements du mal, alors les accidents de lafievre continuent quoiqu’un peu moins forte-ment, après le quatrième jour; la gorge refierouge , mais cependant d’un rouge un peumoins vif;.l’on conferve une douleur, maisplus fourde 8c accompagnée quelquefois depulf'ations , d’autres fois il n’y en a point,ce dont ii eft bon d’être averti ; le poulsdevient ordinairement un peu plus mol, 8cle cinquième ou le fixieine jour, quelquefoisplutôt, l’abcès eft prêt à s’ouvrir; on le con-noît par une petite tumeur blanche 8c molrle , quand on ouvre la bouche , qui paroîtordinairement au centre de l’inflammation.L’abcès fe creve de lui-même , ou s’il nes’ouvre pas , il faut l’ouvrir ; ce qu’on taiten afîujettifiant fortement une lancette au boutd’un petit bâton, 8c l’enveloppant toute, ex-cepté la pointe, de la longueur d’un quart oud’un tiers de pouce, avec un linge doux, 6c