90 Pleurésie.j’ai guéri Couvent en peu de jours, par unsfeule faignée, & une grande quantité de théde fleurs de fureau , auquel on ajoutoit dumiel. C’eft dans des cas de cette efpece ,qu’on a vu réullïr quelquefois le faltranc àl’eau , avec du miel & même de l’huile ;mais la boiflon que j’indique, eft fort à pré-férer. Celui qu’on fait avec les parties égalesd’eau & de vin , & auquel on ajoute beau-coup de thériaque, tue toutes les années plu-fleurs payfans.
§ 97. Dans les pleuréfies feches, dans les-quelles le point, la fievre , le mal de têtefont très-forts, le pouls très-dur, très-plein ,avec une féchereffe prodigieufe de la peau,& de la langue, il faut faire les faignées très-près les unes des autres. Elles emportent fou-vent la maladie fans aucune autre évacuation.
§ 98. La pleuréfie fe termine tout commel’inflammation plus profonde, par quelque éva-cuation, par un abcès, par la gangrené, oupar un endurciflement, & elle laifîe très-fré-quemment des adhérences.
. La gangrené fe manifefte quelquefois dès letroifieme jour, fans avoir été précédée parde grandes douleurs. Le cadavre , dans cecas, noircit fouvent beaucoup, fur-tout dansle voifinage du mal ; & le peuple fuperfti-tieux , attribue la maladie à quelque caufeflirnaturelle , ou en tire quelque préfage fâ-cheux pour les reliants. Ce cas efl: un effettout naturel, tout Ample, & ne peut pas êtreautrement; le traitement chaud en efl la caufela plus ordinaire; je l’ai vu chez un homme,