8o Inflammation'inencements, il cede au lait, à l’exercice ducheval, & à 1 ’ulàge du remede N°. 14.
§ 83. L’on fera furpris que je ne parlepoint, dans le traitement d’un abcès au pou-mon & de bêtifie qui en eft la fuite, des re-medes qu’on appelle balfamiques , qu’on em-ploie fi fréquemment, fur-tout la térébenthi-ne , le baume du Pérou, celui de la Mec-que, l’encens, le maftic, la myrrhe, le.fto-rax, le baume de fouffre. J’en dirai un motici, parce qu’il efl autant de mon objet dedétruire les préjugés favorables aux mauvaisremedes, que d’accréditer les bons ; c’eft queje n’ai point employé ces remedes , parceque je fuis convaincu que les effets en fontgénéralement fâcheux dans ce cas ; que jevois tous les jours, qu’ils font un mal très-réel , qu’ils retardent la guérifon, & que fou-vent ils rendent mortelle une maladie très-guérifiable. Ils ne fe digèrent point, ils obf-truent les petits vaiffeaux du poumon , qu’ilfaudrait défobftruer, ils occafionnent évidem-ment, à moins que la dofe ne foit extrême-ment petite , de la chaleur & de l’opprefi-fion. J’ai vu plufieurs fois, auffi clairementqu’il étoit poffible, que les pilules, dans lefi-quelles entroient la myrrhe, la térébenthi-ne , & le baume du Pérou , occafionnoientau bout d’une heure , de l’agitation dans lepouls , de la rougeur, de l’altération Si del’oppreffion. Enfin, l’on pourrait démontrerâ toute perfonne non prévenue, que ces re-medes font réellement nuifibles dans ce cas,èc je fouhaite ardemment qu’on fe défabule