7Ô’ Inflammation
pourraient occafionner une diarrhée , qui fe-<roit très à craindre.
§ 79. Quand le pus diminue, &r que lemalade fe trouve mieux à tous égards, c’eftune preuve que la plaie fe nettoie & fe ci-catrifë peu-à-peu. Si la fuppuration continueà être abondante ; fi le pus paraît moins beau,fi la fievre revient tous les fbirs, il eft àcraindre que la plaie, au-lieu de fe cicatri-fer, ne dégénéré en ulcéré ; ce qui efi très-fâcheux. Le malade tom'be alors dans l’étifieconfirmée, & meurt au bout de quelques mois.
§ 80. Je ne connois point de meilleurremede , dans ce cas, que la continuationdes mêmes, & fouvent ie mouvement mo-déré du cheval. On peut, dans quelques cas,employer les parfums d’eau chaude avec lesherbes vulnéraires, & un peu d’huile de té-,rebenthine N°. 15. Je les ai vu reufiir; maisle plus fûr eft de confulter un Médecin, quiexamine s’il n’y a point quelque complica-tion , qui mette obfîacle à la guérifon.
Si la toux empêche le malade de dormir,on peut lui donner le foir deux ou trois cuil-lerées à foupe du remede N°. r6. dans unverre de lait d’amandes ou de tifane d’orge.
§ 81. Les mêmes caufes, qui fupprimenttout-à-coup les crachats dans l’inflammationde poitrine , peuvent auffi arrêter l’expefto-ration commencée d’une vomique ; & alorsle malade tombe dans l’opprefîion, l’angoiflè,la fievre , la foibleffe. Il faut remédier furle champ à cet état, par les parfums d’eauehaude ; une cuillerée de la potion N tf . 8»