faire quelques pas à pied, il fit une chute,refia évanoui pendant plus d’un quart-d’heu-re , rendit une grande quantité de pus , ikfe trouva dans le moment même extrême-ment foulagé. Je lui ordonnai un régime ,6£ des remedes ; il fe rétablit parfaitement,& dut peut-être la 'vie à cet accident.
Plufieurs malades ont un évanouiffementau moment où la vomique s’ouvre. On peutleur faire flairer un peu de vinaigre, ce lé-ger fecours fuffit fi cette ouverture n’a pasies carafteres qui la rendent mortelle, &c dansce cas tout eft inutile.
§ 71. Si le malade n’étoit pas trop affoi-bli avant la rupture de l’abcès, fi le pus eftblanc, bien conditionné, fi la fievre dimi-nue , fi l’angoifte , l’opprefïion , les fueursfiniftent, fi la toux eft moins violente, fi lemalade a plus d’aifance dans fa fituation, s’ilrecouvre le fommeil & l’appétit, fi fes for-ces reviennent, fi la quantité des crachats di-minue journellement par degrés , fi les uri-nes redeviennent meilleures ; l’on doit efpé-rer, qu’en employant les fecours que je vaisprefcrire, le malade fe guérira radicalement.
§ 73. Mais, au contraire, quand les for-ces étoient épuifées avant la rupture, que lamatière eft trop claire, brune , verte , jau-ne , fanglante , puante ; que le pouls reftevite &c foible ; que l’appétit, les forces, lefommeil, ne reviennent pas ; l’on ne peutpoint efpérer de guérifon , & les meilleursremedes font inutiles. L’on doit cependantles tenter,
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