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Tome Premier (1770)
Entstehung
Seite
52
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5i Régi m e

Lon peut donc hardiment donner, dans tou-tes les fievres continues, des cerifes, des griot-tes, des frailes, des railîns de mars, des fram-boifès, des mûres, mais il faut que tous cesfruits foient très-mûrs. Les pommes, les poi-res, les prunes font moins fondantes, moinsremplies de jus, & conviennent moins. Ily a cependant quelques efpeces de poires ex-trêmement aqueufes, telles que le doyenné,les différentes efpeces de beurré, le faint-ger-main, la virgouleufe, le fucré vert, la royaledété , quon peut employer ; on peut auffiprendre un peu de jus de prunes bien mû-res , avec de leau. Jai vu cette derniereboiffon défaltérer un malade mieux quaucuneautre. Lattention quon doit avoir, ceft denen pas prendre de groffes quantités à la fois,fans quoi leftomac leroit furchargé, & le ma-lade fouffriroit ; mais fi lon en prend fou-vent & peu, il ny a rien de plus falutaire.Ceux que leur fituation met à même davoirdes oranges douces ou des citrons, peuventégalement en manger les cœuis avec fuccès ;il faut rejetter lecorce , qui échauffe.

§ 39. 3 0 . Lon doit faire ufage dune boif-fon qui défaltere , abatte la fievre , délaye ,relâche & aide les évacuations par les felles,les urines & la tranlpiration. Toutes celles,dont jai parlé dans les chapitres précédents,réunifient toutes ces qualités. Lon peut auflïmettre un verre, ou un verre & demi, dujus des fruits dont je viens de parler, dansun pot deau.

§ 40. Les malades doivent boire au moins