des Maladies.ment du mal ; une abondance d’eau tiede ,à laquelle on joint une cinquième partie delait, ou la til'ane N 0, 2. ou les laits d’aman-des N 0, 4. le tout bu tiede, des fomenta-tions d’eau tiede fur la gorge, la poitrine ,le ventre ; des lavements d’eau tiede & d’unpeu de lait. Dans ce cas, & dans le pré-cédent , un demi bain tiede , après la fai-gnée, a quelquefois foulagé très-promptement.
Il eft bien étonnant que les laboureurs felivrent fi fouvent à cette mauvaife coutume,dont ils connoiffent le danger, meme pourleurs bêtes. II n’y en a point, qui n’empê-che fes chevaux de boire quand ils ont chaud,fun-tout s’ils doivent fe repofer ; il fait que ,s’il les laifloit boire , peut-être ils en creve-roient ; mais il ne craint point de s’expoferau même danger. Ce n’eft pas, au refte ,le feul exemple dans lequel il paroiffe faireplus de cas de la fanté de fes bêtes, quede la lienne.
§ 5. Une quatrième caufé, qui influe furtout le monde, mais plus cependant fur lelaboureur, c’eft l’inconflance des temps. Nouspaflons tout-à-coup , quelquefois plufieurs foispar jour, du chaud au froid, &: du froid auchaud , d’une façon plus marquée & plusprompte , que dans le plus grand nombredes autres pays. C’efl; là ce qui rend les ma-ladies catarrhales & rhumatifmales fi fréquen-tes. La grande précaution qu’on doit avoir ,c’efl: d’être ordinairement un peu plus vêtuque la làifon ne l’exige ; de prendre les ha-bits d’hyver de bonne heure en automne,
Tome /, B