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Tome Premier (1770)
Entstehung
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16 Introduction.res par jour ; la plupart n’ont point de do-maines à cultiver; quel meilleur ufage pour-roient-ils faire de leur loifir, que de l’em-ployer au foulagement des malades ? Leursopérations pourraient être taxées à un prixaffez modique , pour n’incommoder person-ne ; & ce petit revenant-bon rendrait leurSituation encore plus douce; outre que cette difitraétion les préferveroit d’être entraînés quel-quefois , par facilité & par défbeuvrement,à prendre le goût de la boiffon. 11 y auraitencore un avantage à les accoutumer à cetteefpece de pratique ; c’eft que , {oignant lesmalades, &-ayant l’habitude d’écrire, ils fe-raient à même, dans les cas graves, de con-fulter ceux dont on croiroit avoir befoin.

Je ne doute point que parmi les laboureursmême, il ne s’en trouve plufieurs, tels quej’en connois, qui, remplis de fens, de ju-gement & de bonne volonté, liront avecplaifir ce livre, en làifiront la doctrine & larépandront avec empreffement.

Enfin , j’efpere que plufieurs Chirurgiens,répandus dans les campagnes, & qui exercentla Médecine dans leur voifinage, voudrontbien le lire, entreront dans les principes quej’y établis , & en adopteront les confeils ,quoiqu’un peu différents, peut-être, de ceuxqu’ils ont iuivis jufqu’à préfent. Us fentirontqu’on peut apprendre à tout âge, & de toutle monde ; & ils ne fe feront pas de peinede réformer quelques-unes de leurs idées, dansune fcience qui proprement n’efi pas la leur,6 1 à l’étude de laquelle ils ne fe font jamais