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du Capitaine Carteret. 335
efpérions qu’elle nous ferviroit jufqu’à Batavia , carnous ne pouvions pas nous procurer ici du bois pouren faire une nouvelle. On ne pue arrêter que très-peude nos voies d’eau , & nous fûmes par conféquentréduits li compter entièrement fur nos pompes.
Le 19 Févier, le Cerf, Officier militaire, comman-dant les foldats qui avoient débarqué avec nous, futrappelle afin d’entreprendre, à ce qu’on difoit, uneexpédition pour l’Ifle de Bally. Le fept Mars le plusgrand de nos bateaux de garde, un {loupe d’environquarante-cinq tonneaux , reçut ordre de retourner àMacaJJar avec une partie des foldats , & le 9 M.Swellingrabel le Réfident, reçut une lettre du Gou-verneur de cette place, qui s’informoit quand je met-trois à la voile pour Batavia. Je dois avouer que jefus furpris du rappel de l’Officier & du bateau degarde ; mais je le fus bien davantage en apprenant ceque contenoit la lettre du Gouverneur, puifqu’il favoicque la mouflon d’Eft ne commençant qu’au mois deMai, il m’étoit impoffible d’appareiller avant ce tems.Toutes les affaires relièrent cependant dans le mêmeétat jufque vers la fin du mois, quand quelques-unsde nos gens remarquèrent que depuis peu un petitcanot étoit venu rôder plufieurs fois autour de nousà différentes heures de la nuit, & qu’il s’étoit enfuidès que les gens qu’il portoit à bord s’appercevoientque quelqu’un remuoit dans notre vaiffeau. Le 29 ,tandis que cette matière étoit l’objet de nos fpécula-tions, un de nos Officiers me rapporta de terre unelettre, qui, à ce qu’il me dit, lui avoit été remile par
Ann. 1768»Janvier.
Février.
Mars.