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1 (1774)
Entstehung
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329
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du Capitaine Carteret. 319

la Langue françoife devint notre interprète , ôc pritcette peine avec une honnêteté & une complaifancequi donnoient un nouveau prix au fervice quil nousrendoit. Nous nous féparâmes enfuite , & lorfquilsquittèrent le vaiffeau, je les faluai de neuf coups.

Le lendemain au matin, 18, le Sabandar vint ma-vertir que le Gouverneur ôc le Conleil avoient confirmélengagement de la veille , ainfi quon me lavoit pro-mis. Jétois très-content de larrangement, exceptéfeulement quil me falloit trouver de largent pour mesbillets fur' le gouvernement de la Grande-Bretagne :le Sabandar dit quil tâchcroit de faire cette affaire.A huit heures du foir il revint h bord pour mappren-dre que perfonne de la ville navoit des remifes àfaire en Europe , ôc quil ny avoit pas une rixdaledans la caille de la Compagnie. Je répondis que puif-quon ne me permettoit pas daller k terre pour négociermes billets , jefpérois quon me feroit crédit en don-nant des billets fur lAngleterre pour toutes les dettesque je concraéterois, ou des reconnoiflances payables kBatavia. Le Sabandar répliqua que le Réfident deBonthain s place jallois, recevroit des ordres pourme fournir tout ce dont jaurois befoin ; quil feroitcharmé de prendre mes billets en retour, parce quilavoit des remifes k faire, & quil alloit lui-même enEurope dans la faifon fuivante. Il me dit aulli quece Réfident avoit des biens confidérables en Angle-terre il sétoit fait naturalifer. » Jai dans mes)3 mains, ajouta le Sabandar, de largent qui lui appar-w tient, je vous en achèterai a MacaJJàr les marchan-Tomz /. T t