Voyage
3 2.0
_ -. moins de trente-cinq femaines pour y arriver depuis
.Ann. 1767. j e d^oit de Magellan.
Décemb.
J’ai fait une defeription très-détaillée de tout ceque j’ai apperçu depuis ce détroit, parce que toutesles Cartes Angloifes &c Françoifes que j’ai confultées,font extrêmement défe&ueufes & remplies d’erreurs ,& que d’ailleurs une connoiflance exacte de ces para-ges , peut être' d’une grande utilité à notre commercede la Chine. Les vaiflèaux qui font ce commerce,peuvent fuivre cette route avec aufli peu de dangerque la commune, qui eft le long des bancs prajfels ;& 1 orfqu’ils manquent leur paffage à la Chine dansla mouflon S. E., & qu’ils perdent la faifon, ils peu-vent compter qu’ils trouveront ici un canal fur & debbns vents de l’O. S. O., de l’O & des autres rumbsjufqu’k l’O. N. O., en Novembre & Décembre , &dans les quatre mois fuivans. Je penfe aufli que c’efl:un chemin plus court & meilleur d’aller au N. E. ,& à l’E. des Ifles Philippines , que de traverfer lesMoluques > ou côtoyer la Nouvelle-Guinée , commenos vaiflèaux furent obligés de le faire , lorfque lesFrançois, pendant la dernière guerre, croifoient dansces mers pour leur interdire le paflage. Cette fécondéroute efl: remplie de bancs, de courants & d’unequantité innombrable d’autres dangers.
CHAPITRE