du Capitaine C a r t e r e t. 30/
du Cap Saint-Augujlin, extrémités. E. de l’Ifle. Pen-dant que nous écions au large portant vers cette baie,nous o’ofervâmes un grand mondrain qui fembloit êtreune Ifle , mais que je regarde comme une péniniulejointe à la grande terre par un Ilthme bas. Ce mon-drain formoit la partie la plus feprentrionale de l’entrée,& une autre monticule d’une furface égaie qui lui eftoppofée , formoit la partie la plus méridionale. Entreces deux pointes , il y a des bas-fonds, dont nous avonsdéjà parlé, & plulieurs petites Ifles dont on n’apper-çoit, qu’une feule & même lorfqu’on eft très-près. Nousne vîmes aucune trace d’habitans fur la Côte; la terreeft d’ une hauteur prodigieufe avec des montagnes en-tafiées les unes fur les autres , & dont les fommets fontcachés dans les nues : c’eft pour cela que , lorfqu’oneft au large , il eft prefqu’impoflïble d’eftimer fa dis-tance ; car ce qui paroît être de petites collines qui femontrent à peine au-deffus de la furface de l’eau , encomparaifon des montagnes qu’on voit par-defius,fe groftît à mefure qu’on en approche ; & on trouveque l’éloignement eft trois fois plus grand qu’on nel’imaginoit. Ceci expliquera peut-être pourquoi la terreeft ft mal placée , & fon gifement fi différent danstoutes nos Cartes Angloifes. Nous rencontrâmes unfort courant qui portoit au fud le long de la côte, fui-vant la direction de la terre : la terre haute qui eft auNord de Saint - Augujlin , s’abaifle par degrés vers leCap , pointe baffe & plate qui en fait l’extrémité , &à la hauteur de laquelle deux grands rochers font ft-tués à très-peu de diftance. Sa latitude eft de 6 d 15 ' N.ôc fa longitude, fuivant notre eftime, de 127 e1 ro' E.Tome L Qq
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Ann. 1767.Novemb.