Voyage
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Ifle , écoit véritablement un canal entre deux Ifles,
Ann. 1767. L’événement juftifia cette conjecture.
Septemb,
Nous reconnûmes avant la nuit que ce canal eftpartagé par une Ifle allez grande que j’appellai ïfle duVue d’York, 6t par quelques Mes plus petites répan-dues autour de celle-ci. Je lailîai à cette terre fonancien nom de Nouvelle-Bretagne. Sur fon côté le plusméridional, ou fur celui de la plus grande des deux Idesqui font féparées par le canal ou détroit, on trouvequelques terres élevées & trois montagnes remarqua-bles qui gifenc l’une près de l’autre , & que j’appellai laMere & les Filles ( MotherandDaughters). La Mere eftau milieu & la plus grande des trois ; nous vîmes parderrière une groffe colonne de fumée, de forte quel’une de ces montagnes eft probablement un volcan.On les apperçoit aifement, dans un tems clair, à vingtlieues de diftance; & ceux qui ne les connoilîènt pasles prendroient pour des Mes. Elles parodient fort lar-ges , ôe la Mere porte a-peu-près à l’Oueft de fille duVue d’York. A l’Eft de ces montagnes, il y a uneefpece de Cap que j’appellai Cap Pallïfer , & un autreà l’üucft que je nommai Cap Stephens. Le Cap Ste-phens ell la partie la plus leptentrionale de la Nou-velle-Bretagne. Au Nord de ce Cap eft une Me k
JjleàeMan. laquelle je donnai le nom d ’ljle de Man. Le CapPallifer & le Cap Stephens , courent à-peu-près auN. O. & au S. E. l’un de l’autre. Entre les deux ,il y a une baie; la terre, près des bords de l’eau, eftballe , unie & agréable au coup-d’œil ; &c en fe retirantyers la Mere 6c les Filles , elle s’élève par degrés en