i j 6 Voyage
Ann. 1767.Août.
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point de fond par 50 brafîes ; la rencontre des mare'esécoit la feule caufe du bouillonnement. En tirant au-tour de ce Cap, nous trouvâmes que la terre portoitau Sud ; nous continuâmes à longer la côte, julqu’ace que nous découvrîmes l’entrée occidentale du la-gon entre rifle de Trevanion & celle d ’Egmont.Ces deux Ifles fembloient former en cet endroitune ville continue dont les habitans étoient innom-brables. Le bateau alla examiner cette entrée ou paf-fage , & il rapporta que le fond étoit de corail & derocher , avec des fondes très-irrégulières. Dès queles naturels du pays virent le bateau quitter le vaif-feau ; ils envoyèrent plufieurs pirogues armées pourl’attaquer. Quand la première fut à portée, elle déco-cha fes flèches fur les gens du bateau , qui , fe rem-uant fur leurs gardes , tirèrent une volée de coupsde fufils qui tuèrent un des Indiens & en blefsèrentun autre. Nous tirâmes en même-tems parmi eux,du vaifleau , un gros canon chargé à mitraille ;ils s’enfuirent tous alors à terre en grande pré-cipitation , excepté la pirogue qui avoit commen-cé l’attaque & qui fut faille avec PInfulaire blefîe ,par le bateau qui les amena au vaifleau. Je fis furle champ prendre l’Indien à bord , & j’ordonnai auChirurgien d’examiner fes bleflures. Il parut qu’uneballe lui avoit percé la tête, & qu’une fécondé luiavoit caffé le bras ; le Chirurgien penfantque la blef-fure de la tête étoit mortelle , je le fis remettredans fa pirogue, & malgré fon état il rama vers lacôte. C’étoit un jeune homme qui avoit la tête lai—neufe comme celle des negres, ôe une petite barbe ;
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