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1 (1774)
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du Capitaine Byron. i i 3

grand mât, de manière que fur nos mâts de rechange,il ne reftoit que lïole. Ce léger changement produifitun effet furprenant dans la marche du vaiffeau ; carle poids de nos bâtimens à rames portés fur nos poten-ces , donnoit trop de bricole au vaiffeau , & nouscourions rifque de les perdre dans un gros tems.

Les difficultés & les dangers', que nous avonseffuyés dans le détroit de Magellan , pourroient fairecroire quil neft pas prudent de tenter ce paffage ; &que les vaiffeaux, qui partent dEurope pour fe rendredans la mer du Sud, devroient tous doubler le CapHorn. Je ne fuis point du tout de cette opinion,quoique jaie doublé deux fois le Cap Horn. Il eftune faifon de lannée , non pas un feul vaiffeau ,fifais toute une flotte peut en trois fcmaines traverferle détroit ; & pour profiter de la faifon la plus favo-rable , il convient dy entrer dans le mois de Décem-bre. Un avantage ineftimable qui doit toujours déciderles Navigateurs à prendre la route du détroit, eftquon y trouve en abondance du céleri, du cochléaria ,des fruits , & plufieurs autres végétaux anti-fcorbuti-ques. Ceft à lufage de ces plantes que jattribue lafanté dont nos équipages ont joui durant cette navi-gation. Perfonne ne reffentit la plus légère atteinte defcorbut, & nous neumes perfonne fur les cadres pourquelquautre maladie , malgré la rigueur du froid, âcles travaux exceflifs auxquels nous fûmes expofés dansce paffage, nous entrâmes le Dimanche 1 7 Février,pour nen fortir que le 9 dAvril. Dès quon a dépafféTome I . P

Ann. 176 j.Avril.