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Voyage
Ann. 17Janvier.
Le ii, nous eûmes des vents très-frais delà partiedu S. O. , & une mer très-grotte. Nous portâmes au
N. 87 d à l’Efl: l’efpace de dix-neuf milles. Notre la-titude S. fut de d 24/ , la longitude de GG d 10 '
O. • le Cap des Vierges nous refta au S. 73 g 'O., à la diliance de foixante-cinq lieues, & le CapFuir TVheater ( Beautems ) à l’O. 2 d S. , à foixante-dixlieues de diftance ; la déclinaifon de l’aiguille fe trouvaalors de 19 d à l'Eft. Sur les fept heures du foir, je crusappercevoir la terre de l’avant à nous, la Tamar étantà quelques lieues derrière nous , je revirai de bord 8cm’éloignai à petites voiles.
J
Le lendemain 12, à la pointe du jour, je remis leCap en route , le vent ayant patté dans la nuit auN. O. ; & vers les quatre heures, je revis la terre del’avant à nous ; elle préfentoit l’apparence de trois Ifles.J’imaginai que c’étoit celles qu’avoit découvertes Sebaldde Wert ; mais en approchant , je trouvai que lesterres, qui nous avoient paru féparées , étoient uniesenfemble par une terre plus baffe dont la courbureformoit une profonde baie. Dès que j’eus fait cette dé-couverte , je revirai de bord, & gouvernai fur la terre ;je la vis en même-tems s’étendre au loin dans le Sud:je ne doutai plus que ce ne fût la même que celle qui eftmarquée dans les Cartes fous le nom de Nouvelles-IJles ( New-IJIands). Én gouvernant fur cette baie ,j ; e découvris une longue chaîne de rochers prefqu’àfleur d’eau, qui s’étendoit à plus d’une lieue au Nordde nous , & bientôt une autre qui fe prolongeoit entrecelle-ci, 8c ce que j’avois d’abord pris pour la terre