du Capitaine Byron. 57
plus de deux lieues d’étendue fur une largeur prefqueégale. Lorfque nous étions fur ce banc , le Cap dePojfefiion nous reftoit au N. E., à la diftance de troislieues , & l’embouchure du détroit à celle de deuxlieues au S. O. Plufieurs endroits de ce banc fe décou-vrent à marée baife , & la mer brife fur quantité d’au-tres qui femblent à fleur d’eau. Un vaiflèau qui tou-eheroit fur cet écueil par un coup de vent , feroitinfailliblement naufrage.
V ers les fix heures du matin , nous mouillâmes' fur 15 brafles d’eau, le banc nous reliant au N. N.O., un —• rhumb O., à la diftance d’environ un demimille. A midi, nous levâmes l’ancre , avec une légèrebrife du N. E. & fîmes voile, aidés du jufant jufqu’àdeux heures. Mais trouvant très-peu de fond , nouslaiffâmes tomber l’ancre fur brafles, & à un demimille du méridional de l’écueil. Les Oreilles-d’Ane ,nous relloient alors au N. O. I O., à la diftance dequatre lieues ; & la pointe feptentrionale de l’entréedu premier goulet O. S. O, & a environ trois lieues.Nous nous trouvions alors au-delà de l’ouverture dugoulet; & nos chaloupes, envoyées pour fonder, dé-couvrirent un chenal entre le banc 6e le rivage méri-dional du détroit. Cependant la Tamar, qui faifoittous fes efforts pour fe mettre dans nos eaux, écoitprête à s’affaler fur la côte , n’ayant eu une fois quetrois braffes ; mais bientôt après elle vint mouiller dansle chenal, entre le banc & le rivage feptentrional.
Le lendemain, 7, fur les huit heures, nous mî-mes à la voile avec un léger vent d’O. S. O ., & nousTome L H