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1 (1774)
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56 Voyage

Le jour fuivant, G , à une heure du matin , nous'

Ann- I 7 6f. levâmes lancre avec une légère brile de la partie duJanvier. . r A

Nord j & en rrms heures nous paisames une fécondé

fois le premier goulet. Après avoir heureufement fran-chi les deux goulets , & me trouvant épuifé de fati-gues , nayant point quitté le pont de toute la nuit &le jour précédent,, je rentrai dans ma chambre poury prendre quelque repos , mais je nen jouis pas long-tems. En moins dune heure je fus éveillé par le talon-nement du vaifleau lur un banc. A linftant je fautaide mon lit , & courus fur le pont. Je fus bientôt con-vaincu que le vaifleau avoit donné fur un banc fortdur. Heureufement pour nous , dans ce moment letems étoit abfolument calme. Je fis mettre les canotsdehors pour porter une ancre en arrière, il y avoitplus deau : lancre prit fond ; mais avant davoir letems de virer deffus , le vaifleau , porté par le flot,vint à lappel de lancre. Cétoit encore une circons-tance avantageufe que nous eufîions touché à maréebaffe. Il ny avoit pas quinze pieds deau nous tou-chions , & à une très-petite diffance de barrière , ilsen trouvoit G bradés. Le Maître me dit que la der-nière fonde , avant de toucher , lui avoit rapporté 13braffes ; de forte que le fond sétoit touc dun coupélevé de près de foixante-trois pieds.

Ce banc , dont aucun des Navigateurs qui ont pafféle détroit na fait mention , eft dautant plus dange-reux , qu'il fe trouve fur la route entre le Cap desVierges & le premier goulet, précifément à une égalediftance des côtes Septentrionale de méridionale. Il a

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