Voyage/
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r r^y^ui^- . Lorsque fur le foir nous revînmes a bord , le vent
Ann. 1764. ^ to j c tl -è s -frais ; & lé>ponc fe trouvant trop embarrafléJNovemb. . , 1 ,
pour pouvoir embarquer nos bateaux, nous les amar-râmes fur le derrière du navire. Vers le milieu de lanuit, le vent renforça; notre canot à fix rames fe rem-plit d’eau , rompit fes amarres , & fut jetté en mer ;celui qui étoit commis à fa garde & dont la négligence'fut caufe de cet accident , n’échappa au danger d’ê-tre noyé , qu’en fe faifilfant de l’échelle de pouppe.Comme ce fut à la marée montante que ce canot futchafîé en mer , nous ne pouvions douter que le cou-rant ne l’eût emporté amdefiùs de l’endroit où nousétions mouillés. La perte de ce canot eût été pour nousd’une très-fâcheufe conféquence ; je palfai le refte de lanuit dans de très-vives inquiétudes. Le 26 , dès la pointedu jour , j’envoyai à fa recherche, & il fe paffa queUques heures avant qu’on le ramenât à bord : le courantl’avoit emporté à plufieurs milles au loin. J’envoyai enmêmé-tems à terre quelques perfonnes de l’équipagepour rapporter les guanaques qu’on avoit tués la veille ;mais ils n’en trouvèrent que les os ; les tigres en avoientmangé la chair , ôc même ils en avoient caffé les ospour en prendre la moelle. Plufieurs de nos gens s’é-toient avancés à quinze milles dans les terres pour ychercher de l’eàu douce, fans en découvrir une feulefource. Nous avions creufé des puits à une profondeurconfidérable en différens endroits où la terre paroiffoit •humide ; mais ces puits, qui nous occafionnoient detrès-grands travaux , pouvoient à peine nous fournirtrente gallons d’eau en vingt-quatre heures. Cette cir-conftance étoit d’autant plus propre à nous décourager,
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