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1 (1774)
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Voyage/

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r r^y^ui^- . Lorsque fur le foir nous revînmes a bord , le vent

Ann. 1764. ^ to j c tl -è s -frais ; &>ponc fe trouvant trop embarrafléJNovemb. . , 1 ,

pour pouvoir embarquer nos bateaux, nous les amar-râmes fur le derrière du navire. Vers le milieu de lanuit, le vent renforça; notre canot à fix rames fe rem-plit deau , rompit fes amarres , & fut jetté en mer ;celui qui étoit commis à fa garde & dont la négligence'fut caufe de cet accident , néchappa au danger dê-tre noyé , quen fe faifilfant de léchelle de pouppe.Comme ce fut à la marée montante que ce canot futchafîé en mer , nous ne pouvions douter que le cou-rant ne leût emporté amdefiùs de lendroit nousétions mouillés. La perte de ce canot eût été pour nousdune très-fâcheufe conféquence ; je palfai le refte de lanuit dans de très-vives inquiétudes. Le 26 , dès la pointedu jour , jenvoyai à fa recherche, & il fe paffa queUques heures avant quon le ramenât à bord : le courantlavoit emporté à plufieurs milles au loin. Jenvoyai enmêmé-tems à terre quelques perfonnes de léquipagepour rapporter les guanaques quon avoit tués la veille ;mais ils nen trouvèrent que les os ; les tigres en avoientmangé la chair , ôc même ils en avoient caffé les ospour en prendre la moelle. Plufieurs de nos gens sé-toient avancés à quinze milles dans les terres pour ychercher de leàu douce, fans en découvrir une feulefource. Nous avions creufé des puits à une profondeurconfidérable en différens endroits la terre paroiffoithumide ; mais ces puits, qui nous occafionnoient detrès-grands travaux , pouvoient à peine nous fournirtrente gallons deau en vingt-quatre heures. Cette cir-conftance étoit dautant plus propre à nous décourager,

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