Voyage
JO 2,
rcnfemble, quoiqu’ils ne s’en fervent que lorfqu’ils par-
Ann. 1769. j en]; j es m yftères de leur Religion.
Juillet. '
Le jour eft divifé en douze parties, fix pour le jour& fix pour la nuit , & chaque partie eft de deuxheures : ils déterminent ces divifions avec allez d’exac-titude par l’élévation du Soleil, lorfqu’ii eft au-defl’usde l'horifon ; mais il y en a peu qui, pendant la nuit,à rinfpeétion des Etoiles, puiffent dire quelle heureil eft.
Nombres. En comptant ils vont d’un à dix , nombre des doigtsdes deux mains ; & quoiqu’ils aient pour chaque nom-bre un nom différent, ils prennent ordinairement leursdoigts un par un & paffent d’une main à l’autre , juf-qu’k ce qu’ils foient parvenus au nombre qu’ils veu-lent exprimer. Nous avons obfervé en d’autres casque lorfqu’ils converfent entr’eux , ils joignent à leursparoles des geftes fi exprefiîfs qu’un Etranger peut fa-cilement comprendre ce qu’ils dilent.
Quand ils comptent au-delà de dix ils répètent lenom de ce nombre, & ils y ajoutent le mot plus , dixtk un de plus fignifie onze, dix & deux de plus fignifiedouze, & ainfi du refte , comme nous difons vingt &un , vingt-deux : s’ils arrivent à dix & dix de plus , ilsont une nouvelle dénomination pour ce nombre, ainfique les Anglois comptent par vingtaines ; lorfqu’ilscalculent dix de ces vingtaines , ils ont un mot pourexprimer deux cens. Nous 11’avons pas pu découvrirs’ils ont d’autres termes pour fignifier un plus grand