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Ann. 1769.Juillet.
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496 Voyage
un chafiis de bois qui l’environne de chaque côté, demanière qu’on ne peut ni la rifer ni la ferler , & fi.l’une ou l’autre de ces deux manœuvres devient né-cefiaire, il faut la couper , ce qui pourtant arriverarement dans ces climats où le tems eft fi uniforme.Les Indiens attachent au fommet du mât pour l’or-ner, des plumes qui ont une inclinaifon oblique enavant : la figure qui fe trouve dans l’une des planchesfait concevoir la forme & la pofition du mât & del’efpèce de pavillon qu’il porte. Les rames ou pagayes,dont on fe fert dans ces pirogues , ont un long man-che & une pale plate , & lont affez refl'emblantes à lapelle d’un Boulanger. Chaque perfonne à bord de lapirogue, excepté ceux qui font affis fous le pavillon ,manient une de ces rames, & font marcher le bâti-ment affez vite : ces pirogues cependant font tant d’eaupar les coutures, qu’il y a toujours au moins un Indienoccupé à la vuider. Ces bâtimens font très-propres pourle débarquement & pour s’éloigner de la côte , lorf-qu’il y a de la houle \ au moyen de leurs grandes lon-gueurs & de leurs poupes élevées , ils débarquent àfec quand nos bateaux pourroient k peine venir k boucd’aborder, & l’élévation de leur avant leur donne lemême avantage pour s’éloigner d’un rivage.
Les Ivahahs font les feules pirogues employées par lesOtahitiens, mais nous vîmes plufieurs Pahies qui ve-noient des autres Ifies. Je vais donner les dimenfionsexaétes d’un de ces derniers que nous mefurâmes avecfoin, & je ferai enfuite une defcription particulière dela maniéré dont ils les conftruifent
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