du Capitaine Cook. 453
gnent point leur vifage, & nous n’avons vu qu’un feulexemple du contraire. Quelques vieillards avoient laplus grande partie de leur corps couverte de grandestaches peintes en noir , avec une dentelure profondedans les bords, ce qui imitoit imparfaitement la flam-me; mais on nous apprit qu’ils venoient d'une Iflevoifine appellée Noouoora, & qu’ils n’étoient pas ori-ginaires à'Otahiti.
Ann. 1769.Juillet.
l\ï. Banks a vu faire l’opération du Tatow fur le dosd’une fille d’environ treize ans. L’inftrument dont fefervirent les Indiens dans cette occafion avoit trentedents : ils firent plus de cent piquures dans uneminute , & chacune entraînoit après foi une gouttede férofité un peu teinte de fang. La petite fille fouf-frit la douleur pendant l’elpace d’un quart-d’heure avecle plus ferme courage; mais, bientôt accablée par lesnouvelles piquures qu’on renouvelloit à chaque inflant,elle ne put plus les luppuicci j elle éclata d’aborden plaintes , elle pleura enluite , & enfin pouffa degrands cris , en conjurant ardemment l’homme quifaifoit l’opération de la fulpendre; il fut portant inexo-rable, & lorfqu’elle commença à (e débattre , il la fittenir par deux femmes , qui tantôt fappaifoient en laflattant , & d’autrefois la grondoient & la battoientmême lorfqu’elle redoubloit fes efforts pour échap-per. M. Banks refta une heure dans une maifon voi-fine , pour examiner l’opération qui n’étoit pas finie ,lorfqu il s’en alla ; cependant on ne la fit que d’uncôté, I autre avoit déjà été gravé quelque tems aupa-ravant, & il reliait à imprimer fur les reins ces arcs
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