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Ann. 1769,Juillet.
430 - Voyage
leur dit que couchoient fouvent les Indiens, lorfqu’ilsétoient furpris par la nuit. Ils trouvèrent bientôt aprèsque des roches efcarpées bordoient la rivière. Il enfortoit une cafcade qui formoit un lac dont le cou-rant étoic fi rapide, que les Otahitiens affurèrent qu ildroit impoflible de le palier : ils ne paroifîoient pasconnoître la vallée au-delà de cet endroit ; ils ne vontque fur le penchant des rochers 6c fur les plaines quifont au lommet , où ils recueillent une grande quan-tité de fruits du plane fauvage qu’ils appellent Vaé.Le chemin qui conduifoit des bords de la rivière furces rochers étoit effrayant ; les côtés prefque perpen-diculaires avoient quelquefois cent pieds d'élévation ;les ruiffeaux qui jaiiliflbient par-tout des fentes de lafurface, le rendoient d’ailleurs extrêmement gliffant ;cependant à travers ces précipices, on avoit fait unfentier, au moyen de longues pièces d’écorces d ’Hi—bijl us Tiliaceus dont les morceaux joints l’un à J’au-tre, fervoient de corde à l’homme qui vouloit y grim-per : en la ferrant fortement , il s’élevoit d’une lailliede rochers à l’autre, où il n’y avoit qu’un Indien ouune chèvre qui pût placer le pied. L’une de ces cor-des avoit près de trente pieds de long, les guides deM. Banks s’offrirent à l’aider s’il vouloit la monter;6c ils lui firent entendre qu’à peu de diftance delà, iltrouveroit un chemin moins difficile 6c moins dange-reux. M. Banks examina cette partie de la montagne,que les Otahitiens appclloient un meilleur chemin;mais il le trouva fi mauvais, qu il ne jugea pas à proposde s’y hafarder, d’autant plus que rien ne pouvoir ré-compenfer les fatigues 6c les dangers du voyage, qu’un
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