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2 (1774)
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427
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du Capitaine Cook. 427

autour de nous, dès que nous fumes de retour, & au-cun ne sapprochoic les mains vuides. Quoique jeufle Ann - 1769.rélolu de rendre les pirogues détenues à ceux qui en U1 °*écoient les propriétaires, on ne l'avoir pas encore fait;les Otahitiens les redemandèrent de nouveau, & enfinje les relâchai. Je ne puis mempêcher de remarquerà cette occafion, que ces peuples pratiquent de peti-tes fraudes les uns envers les autres avec une.mauvaifefoi réfléchie , qui me donna beaucoup plus mauvaiieopinion de leur caraâère, que les vols quils commet-toient en fuccombant aux tentations violentes qui lesfollicitoient à sapproprier nos métaux Sc les produc-tions de nos arts , qui ont pour eux un prix inefli-mable.

Parmi ceux qui sadrefsèrent à moi pour me prierde relâcher leur pirogue, il y avoit un certain Pottatow ,homme de quelque importance que nous connoiflionstous : jy confentis , fuppofant que une delles lui ap-partenoit, ou quil la réclamoit en faveur dun de fesamis ; il alla en conféquence fur le rivage semparerdune des pirogues , quil commençoic à emmener àlaide de fes gens. Cependant les véritables proprié-taires du bateau vinrent bientôt le redemander; &,foutenus par les autres Indiens , ils lui reprochèrent àgrands cris quil voloit leur bien , êc ils fe mirent endevoir de reprendre la pirogue par force. Poîtatowdemanda h être entendu , & dit, pour fa juftification ,que la pirogue avoit appartenu , il efl: vrai, à ceux quila réclamoient, mais que je lavois confifquée & la luiavois vendue pour un cochon. Ces mots terminèrent

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