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du Capitaine Cook. 413
aulli pluiïieurs dans l’intérieur des terres : ils étoientde la même forme que ceux à'Opoureonu , mais pluspropres , mieux entretenus , & décorés de plufieursplanches qu’on avoit dreffées debout, & fur lefquelleson avoit fculpté différentes figures d’oifeaux & d’hom-mes. Ils avoient repréfenté, fur l’une de ce s planches,un coq peint en rouge & jaune pour imiter le plu-mage de cet animal, nous en vîmes auffi où il y avoitdes portraits groffiers d’hommes élevés les uns fur latête des autres. Nous n’apperçûmes pas un feul fruit-à-pain dans ce canton , quoiqu’il foit fertile & culti-vé ; les arbres étoient entièrement ftériles , & il nousparut que les habitans fe nourriffoient principalementde noix affez reffemblantes h une châtaigne, &: qu’ilsappellent Ahéc,
Lorsque nous fûmes fatigués de marcher à pied,nous appellâmes la chaloupe. Les Indiens Tituboalo& Tuahow n’étoient plus avec nous. Nous conjeêtu-râmes qu’ils étoient reliés par - derrière chez Wahea-tua, attendant que nous irions les y rejoindre , en con-féquence d’une promeffe qu’ils nous avoient arrachée ,mais il ne fut pas en notre pouvoir de la remplir.
T e a re É, cependant, & un autre Otahitien s’em-barquèrent avec nous , nous allâmes jufques vis à-visune petite Ifle appellée Otooraeite ; il étoit nuitalors , nous réélûmes de débarquer , & nos Indiensnous conduiûrent dans un endroit où ils dirent quenous pourrions coucher ; c’étoit une maifon déferte,près de laquelle il y avoit une petite anfe où lebateau pouvoit être en sûreté. Nous manquions de
Ann. 1769.Juin.