du Capitaine Cook.
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Ces circonftances excitèrent fortement notre curio- m -
fité ; nous nous informâmes de l’état de nos hôtes, Ann. 1769,
& l’on nous dit qu’Oamo étoit le mari d’Obéréa ;
qu’ils s’étoient féparés depuis long-tems d’un commun
accord , & que la jeune femme & le petit garçon
étoient leurs enfans. Nous apprîmes aulîi que l’enfant
qui s’appelloit Tcrridiri étoit l’héritier préfomptif de la
fouveraineté de Pille , que fa fœur lui étoit deffinée
pour fenjme , & qu’on différoit le mariage jufqu’à ce
qu’il eût un âge convenable. Le Souverain aétuel de
Pille étoit un fils de Whappaï, qu’on nommoit Outou 3
jeune homme dans l’âge de minorité , comme nous
Pavons obfervé plus haut. Whappaï, Oamo & Too-
tahah étoient frères ; comme Whappaï, l'aîné des trois,
n’avoit point d’autre enfant, qu’Outou, le fils d’Oamo
fon premier frère étoit l’héritier de la fouveraineté.
Il paroîtra peut-être étrange qu’un enfant foit Souve-rain pendant la vie de fon père, mais, fuivant la cou-tume du pays , il fuccède au titre & à l’autorité de fonpère dès le moment de fa nailTance. On choifit unRégent ; le père du nouveau Souverain conferve ordi-nairement fa place, à ce titre , jufqu’à ce que fon filsfoit en âge de gouverner par lui-même ; cependant onavoit dérogé à l’ufage dans ce cas, & la régence étoittombée fur Tootahah , oncle du petit Roi, parce qu’ils’étoit diftingué dans une guerre. Oamo me fit furl’Angleterre & fes habitans plufieurs queftions quidécéloient beaucoup de pénétration & d’intelligence.