du Catitaine Cook. 389
Après le premier contaCt intérieur de Vénusavec le foleil , M. Banks retourna à l’obfervatoire ,emmenant avec lui Tarrao, Nuna & quelques-uns desprincipaux perionnages de leur fuite , parmi lefquelsil y avoit trois jeunes femmes très-belles. Il leur mon-tra la planète au-deffiis du foleil , & tâcha de leurfaire entendre que fes compagnons & lui avoient quittéleur pays pour venir obferver ce phénomène. Bientôtaprès , M. Banks retourna avec eux à rifle à'Imao ;il y paiïa le refte de la journée a en examiner les pro-ductions, qu’il trouva à peu près les mêmes que cellesd’Otahiti. Les hommes qu’il y vit reffembloient auflientièrement aux habitans de cette dernière Ifle , & il enreconnut plufieurs pour les avoir déjà vus à Otahiti ;de maniéré que tous ceux avec qui il fit- des échanges,connoifloieut fes marchandifes & leur valeur.
L e lendemain au matin 4, nos Obfervateurs pliè-rent leurs tentes pour s’en revenir, & arrivèrent auPort avant la nuit.
Ann. 1769.Jui-a.
L’ observation fut faite avec un égal fuccès auFort, & par les perfonnes que j’avois envoyées à l’Efl:de l’Ifle; depuis le lever du foleil jufqu’à fon coucher,il n’y eut pas un feul nuage au ciel, & nous obfer-vâmes, M. Gréen, le Doèteur Solander & moi, toutle paflage de Vénus avec la plus grande facilité. Letélefcope de M. Gréen & le mien étoient de la mêmeforce, & celui du Doéteur Solander étoit plus grand.Nous vîmes tous autour de la planète un atmofphèreou brouillard nébuleux , qui rendoit moins diftincts